Il y a les promoteurs publics, les promoteurs privés et les institutions financières. Les promoteurs publics sont des sociétés d’Etat et de programmes de projet impulsés par des pouvoirs publics. Ils ont, entre autres activités, l’aménagement de terrains et la production des biens immobiliers au profit d’investisseurs nationaux et étrangers. C’est le cas de la SONATUR. A ceux-ci, s’ajoutent les promoteurs immobiliers privés. Il s’agit, comme l’indique la loi ci-dessus citée, de personnes physique ou morale dont l’activité consiste à réaliser ou à faire réaliser des opérations d’urbanisme et d’aménagement… La plupart d’entre eux sont des «hommes ou femmes d’affaires ». Autrement dit, en plus de l’immobilier, ils mènent d’autres activités. Les institutions financières sont parties prenantes dans la promotion immobilière. Partenaires traditionnelles, elles jouent un rôle actif dans le financement de l’immobilier.
Pour mieux défendre leurs intérêts, les promoteurs sont regroupés en associations ou en syndicat. Parmi lesquels, le Syndicat national des promoteurs immobiliers du Burkina (SYNAPIB) créé en 2013. Il est dirigé par le PDG de la Société immobilière internationale Wend Panga, Julien Ouédraogo. Celui-ci fait partie des pionniers dans la promotion immobilière au Burkina Faso (2e agrément obtenu).  Selon lui, le SYNAPIB a pour objectif d’assurer la défense et la protection collective et individuelle des intérêts des membres. «Nous avons créé ce syndicat pour accompagner nos membres (une quarantaine), pour les aider à surmonter certaines difficultés. Il s’agit également d’indiquer la voie à suivre pour permettre la promotion immobilière au Burkina Faso», confie-t-il. Les membres de la structure interviennent dans la construction des logements, notamment ceux de la cité de Bassinko. « Nous sommes également engagés sur nos propres sites viabilisés», a laissé entendre le président du SYNAPIB. Le promoteur immobilier peut donc décider d’accompagner l’Etat par la construction de logements. Dans ce cas, il soumet son projet pour validation aux structures compétentes du ministère en charge de l’habitat. Le promoteur peut aussi acheter des terrains, les viabiliser avec l’intention de les vendre nus ou d’y ériger des logements destinés à la vente.  En plus du SYNAPIB, il y a un autre cadre d’échanges des promoteurs. Il s’agit de l’Union nationale des promoteurs immobiliers créé le 12 novembre 2016.  Son secrétaire général, le directeur général de EXPERTIS, Gilbert Kafando explique : «Nous avons estimé que les promoteurs ont besoin d’être réunis autour d’une structure de référence qui pourrait être l’interlocuteur de l’ensemble des partenaires». La nouvelle structure a pour ambition d’apporter un changement sur l’organisation, de mener des réflexions pour mieux organiser le secteur, afin d’améliorer les activités des promoteurs. A écouter M. Kafando, l’Union entend poser comme actions immédiates l’organisation des forums ou des journées de l’immobilier. Elle doit également réfléchir sur sa contribution dans la mise en œuvre du projet de 40 000 logements. Pourquoi tant de structures pour une même activité ?  Selon le SG de l’Union, il n’y a rien de trop. Car toutes les associations existantes luttent pour la sauvegarde des intérêts des promoteurs.
Si le secteur de la promotion immobilière semble être la chasse gardée des hommes, il n’en demeure pas moins qu’on y rencontre des femmes. C’est le cas de Kotima Rouamba, directrice de Service immobilier mobilier et équipement (SIME SARL). Elle reconnait que peu de femmes osent s’aventurer dans ce secteur. Mme Rouamba avoue n’avoir pas encore eu de difficulté liée à son genre. Comme toute autre activité, elle pense qu’il y a des hauts et des bas. La grosse difficulté évoquée demeure la mobilisation des fonds pour la réalisation des travaux. «Sinon, je n’ai pas encore rencontré de problèmes parce que je suis femme. Au contraire, je bénéficie des conseils des doyens». Elle est confiante et déterminée à réussir dans ce domaine. La preuve est qu’elle contribue à la mise en place de la cité de Bassinko avec la construction de 100 logements.
source : https://www.sidwaya.bf
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