Comme d’autres secteurs, la promotion immobilière connait des difficultés. «On a besoin d’une bonne organisation à tous les niveaux : promoteurs, administration, partenaires financiers», a affirmé, le SG Gilbert Kafando.  Pour lui, il y a besoins de prendre des mesures fortes qui permettent de trouver des financements adaptés. Il déplore des lenteurs au niveau de l’administration et la question de l’exonération fiscale qui se pose avec acuité. M. Kafando pense que si des logements étaient faits hors taxes, hors douane, les coûts n’allaient pas être aussi élevés. A l’entendre, le prix élevé des matériaux de construction, l’insuffisance du financement et la faiblesse du pouvoir d’achat entravent le développement de l’activité immobilière au Faso. Une autre entrave à la promotion immobilière est que le marché du crédit immobilier reste peu accessible, surtout pour les catégories les plus pauvres de la population qui sont le plus dans le besoin. En d’autres termes, les conditions dans lesquelles les banques octroient le prêt immobilier limitent les demandes. Les possibilités de prêts ne touchent pas les plus nécessiteux. Ceux qui en sont éligibles trouvent que les taux d’intérêts restent élevés. En dépit de toutes ces difficultés, le promoteur immobilier doit savoir tirer son épingle du jeu. A entendre le directeur général de EXPERTIS, Gilbert Kafando, «Le promoteur immobilier est celui qui est capable de mobiliser des ressources pour réaliser des projets immobiliers adaptés aux besoins de la population». Selon lui, les qualités d’un promoteur c’est d’avoir la capacité d’innovation, de proposer des produits qui s’adaptent au besoin des clients. Il pense qu’on ne doit pas le confondre à une entreprise de construction.
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